|
la future mocheté de Malopignons
Ah la la mais dites moi pas qu’c’est pas vrai, même avec 4 grammes de saké dans chaque poche je me demande comment c’est possible d’avoir enlaidi la 10R à ce point la !
Faut croire qu’ils ont de la peau de saucisse (de nem ?) dans les yeux les designers…
Si jolie en 2003, si moche en 2008, ah il est beau le progrès !
Cela dit, un essai d’une fusée de « 200 » cv ne se refuse pas et comme me l’avait gentiment suggéré le concess, je profite de cette belle matinée ensoleillée pour aller tester le missile.
Pas dégonflés chez Kawa (je tairai le nom du couillu concessionnaire), l’essai est en full ! au programme 180 cv et 20 de plus avec l’air forcé, m’enfin faut déjà rouler à 250 pour sentir la différence parait-il.
|
Le boss prend ma dayto et moi je grimpe sur sa grenouille, en avant pour une quinzaine de bornes.
Dotée d’un rassurant amortisseur de direction Ohlins, la 10R est également pourvue de suspensions réglées très dures d’origine, rien à voir avec les sport-GT de chez Honda.
La moto s’avère très rigoureuse et met tout de suite en confiance en entrée de virage malgré son relatif inconfort.
En sortie de virage c’est une autre histoire, elle me rappelle un peu l’image du JoeBar Team avec la poignée d’accélérateur dotée d’une mèche allumée au bout, ‘tention à ce que tu fais mon gars, y a du répondant.
Et pour cause, le compte-tours est coloré en trois parties significatives :
- la grise jusqu’à 6000 trs : du couple, un petit son rageur qui accompagne des reprises vigoureuses et agréables
- la verte de 6 à 12000 trs : c’est la que ça marche…enfin non, c’est la que la mèche finit de se consumer et atteint le pétard en fait !
- la rouge : chaipas j’y suis même pas allé et pis d’abord faut pas !
|
Vindieu, quand on ouvre à 7000 ça arrache tellement que mon esprit sera focalisé sur le pneu arrière « faites que ça tienne, faites que ça tienne, merci mon dieu ! »
Pffff bon OK je suis qu’une couille molle mais cette meule même pas j’en veux sur piste, trop de puissance tue la puissance, déjà que je perds l’arrière avec mes petits 125 cv à l’accél, la c’est la roulette russe.
En plus sur route légèrement bosselée la roue avant déleste en 4 et fait de drôles de mouvements de direction…
Bon, le boss me fait signe dans une ligne droite de le doubler, j’envoie du gros…comme prévu la fusée me satellise, c’est sympa mais franchement je préfère une meule un poil plus facile sur route bosselée et qui fait moins réfléchir à la remise des gaz.
La meule est facile à balancer et freine bien, malgré les durites en plastoc, mais la CBR1000 faisait mieux sur ce plan.
|
Un bilan plus que positif en dynamique, cette brêle est une arme sur piste avec un tueur au guidon, par contre sortie de ce contexte, son utilité me laisse perplexe, trop dure pour les petites routes pourries que j’aime, trop pêchue pour arsouiller sur Tournon Lamastre, trop moche pour frimer en terrasse…je passe mon tour !
|